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Cyril Benhamou - Interview Jazz Break du 15-10-2004

Interview réalisée par Sophie Chambon et parue dans Jazz Break.

A vingt huit ans, le pianiste Cyril Benhamou est en quatrième année au Conservatoire dans la classe jazz. Il avoue aimer cette formation souple pour les adultes, qui laisse une grande liberté et permet de travailler dans un vaste laboratoire avec plus de mille instrumentistes. Il participait ainsi dernièrement dans le pupitre des flûtes traversières, au Concert organisé pour les quarante ans du CNR de Marseille par Raphael Imbert et a considéré cette expérience comme probante puisqu'elle permettait de mêler des concertistes classiques (hautboïstes, bassonnistes...) à des formations jazz. Il aimerait d'ailleurs continuer et entrer dans la classe de composition, tout en continuant à mener de front ses nombreux projets et à conduire des groupes.

Rencontre avec un "jeune homem pressé" ::: interview - 15 10 2004 :::

Ta formation
Tout a commencé avec mon père, véritable déclencheur d'une vocation musicale. Il a même écrit un opéra jazz ésotéro-mystique pour big band que nous avons déjà fait jouer trois fois. Et ce n'est qu'un début.
J'ai poursuivi en autodidacte jusqu'au moment où j'ai décidé de me perfectionner et de comprendre les règles de la musique et du jazz

Pourquoi le jazz justement ?
Pour quelqu'un qui n'a pas suivi le cursus classique, c'est une formidable liberté, un état d'esprit plus qu'un style de vie encore que...
Je ne voulais pas être un pianiste de standards, j'ai suivi l'IMFP de Salon avant d'entrer au Conservatoire de Région à Marseille.
J'ai eu très vite dans l'idée de créer "ma" musique, de jouer mes compositions.

Le jazz... une histoire de rencontres
Comme toujours, tout est affaire de rencontres et d'affinités. Dès que je suis arrivé au Conservatoire, les choses ont commencé à évoluer, j'ai rencontré Stephan Caracci, vibraphoniste qui participe à In'n Out et namaste!.
Le fait d'être de la même génération nous a rapproché, nous avons voulu nous concentrer sur nos priorités : créer nos compositions et une formation qui aurait un son de groupe, un fonctionnement de groupe, malgré les emplois du temps et les disponibilités réduites parfois. Nous avons réussi à tenir ce programme et à répéter au moins une fois par semaine, malgré les contraintes diverses, le fait par exemple que Stephan parte cette année au CNSM à Paris...

Quelle a été ton actualité ces derniers mois ?
Depuis l'année dernière, tout se passe très bien pour nous. Un premier concert acoustique (et énergique ) en décembre dernier au Café Julien a permis de conquérir un public nombreux (250 personnes), avec une opération de communication menée efficacement. Un vrai show millimétré avec de nombreux invités. On a continué en janvier à l'annexe Melchion du Conservatoire, à la salle Zino Francescatti toujours avec In'n Out.
C'est un quartet de base (piano, vibraphone, basse, batterie) auquel se rajoutent des invités comme le saxophoniste Ulrich Wolters, le tromboniste Philippe Renault, un violoncelliste, des chanteuses du conservatoire.
La recherche s'effectue au niveau des timbres, des tessitures, des climats et l'équipage conduit son jazz de l'héritage d'Herbie Hancock ou Wayne Shorter aux avancées musicales actuelles de Steve Coleman, Julien Lourau, Rabih Abou Khalil...

Puis j'ai disposé, après le saxophoniste Thierry Maucci d'une Carte blanche-Cycle Jazz à l'Intermédiaire (bar et salle de musique branchée de la Plaine, cours Jean Jaurès), un tremplin formidable pour de jeunes groupes, puisque c'est l'un des rares lieux où l'entrée est gratuite. J'y ai programmé l"mes" deux groupes en mars namaste! et ensuite In'n Out.
J'ai aussi profité de l'opportunité d'organiser une soirée Portes ouvertes dans cette "vieille maison" du Conservatoire, qui, pour une institution de ce genre, laisse une grande liberté.
Le concours d'entrée est public, ce qui plonge d'emblée dans les conditions professionnelles. Il peut y avoir deux cents personnes et ne serait-ce que pour jouer Blues for Alice de Charlie Parker, il s'agit de se montrer efficace. Pas de cours débutants ni d'instruments seulement des cours d’ensemble.
Le tromboniste de jazz, Philippe Renault est le directeur de la classe jazz et depuis cette année, il est assisté du saxophoniste Raphael Imbert, un des agitateurs locaux émérite !

Même si cela prend du temps sur la musique, les musiciens d'aujourd’hui s'investissent et gèrent leur production, comme les groupes de hip hop ou de musiques actuelles qui contrôlent leur communication et vérifient la moindre ligne qui passe sur eux.

Aussi je suis allé voir du côté de Radio Grenouille. C'est la radio branchée marseillaise, très ouverte dans sa programmation, qui passe aussi bien du jazz que du reggae, de l'afro-beat, du rap... La Friche de la Belle de mai est un pôle culturel essentiel à Marseille appellé à se développer encore davantage : il est même difficile de s'y retrouver dans le dédale d'associations qui y travaillent.
Avec opiniâtreté, j'ai réussi à obtenir une résidence l'an dernier avec l'AMI (Aide aux musiques innovatrices) et on y retourne quatre semaines avec namaste! en octobre. Ce qui signifie que nous louons à un prix dérisoire un local pour répéter, travailler, laisser notre matériel, un bel espace à équiper entièrement à notre disposition .

Notre grande fierté est de passer avec Le Cri du Port le jeudi 21 octobre (2004) à l'auditorium de La Cité de La Musique à Marseille : nous sommes très fiers de faire partie de la programmation de Michel Antonelli, membre de la Fédération des Scènes Jazz et des Musiques Improvisées).

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NAMASTE!

Entre temps, Fred Pichot le saxophoniste, programmeur et leader de Namaste ! nous a rejoint.

Présentation rapide
Je ne suis pas marseillais d'origine, d'adoption seulement et depuis deux ans seulement. C'est amusant parce qu'à Genève, à Carouges, au Chat noir où l'on va bientôt jouer, je suis annoncé comme marseillais. Je me sens un peu du cru tout de même, malgré mes origines rouennaises. J’ y ai débuté dans le sillage de Laurent Dehors, David Chevallier, Denis Charolles que je connais bien : ils étaient en plein développement vers 95, faisaient des ateliers dans la région, au conservatoire, à la fac (j'ai fait une licence de musicologie). Toute cette sphère rouennaise m'a pas mal influencé, cette utilisation d'un free accessible avec des concerts gratuits et populaires très suivis, loin de l'image élitiste du jazz, enfin pour initiés.

Je suis dans la musique depuis huit ans, mais je travaille comme intermittent depuis 97-98 dans diverses formations de jazz contemporain, des fanfares, des groupes de musiques improvisées et ethniques.
J'avais ce projet de monter un groupe électro-jazz composé de batterie, basse, saxophone, vibraphone et Fender quand j'ai décidé de venir à Marseille, sur un coup de tête.
Je n'ai vraiment pas eu à m'en plaindre : on peut dire que cette tentative d'intégration est plutôt réussie : en six mois, on a monté une association, formé un groupe, le disque est sorti six mois après. On a ensuite réussi à avoir des dates de concerts. Une petite entreprise...
On est venu créer quelque chose en fait...à présent, on a des partenaires.

Le projet de namaste!
C'est un quintet d'électro-jazz mais à dire vrai, deux personnes de plus figurent dans l'équipe, et nous donnent un sacré coup de main.
Sébastien Viguier que je connais depuis le lycée, avec lequel j'ai acheté ma première sono. Il a participé à la création des tous premiers groupes de musique à l'époque et il y a pris goût au point de vouloir travailler dans les métiers du son. Devenu ingénieur son, il a réalisé notre Cd. Il est dans tous les projets qui me tiennent à cœur.

Valérie Pouleau est en charge de l’administratif, de la gestion du groupe autant que de la comptabilité, de la logistique, de l'organisation de tournées. Elle s'occupe du site [www]), et a préparé activement le dossier de presse. C'est un regard extérieur très utile : il est bon quand nous ne sommes pas disponibles, que nous nous préparons sur scène, ou faisons la balance, d'avoir un membre de l'équipe qui s'occupe aussi de relations publiques. Il y a tellement de petits trucs à gérer : en début de carrière, on tourne dans des circuits fragiles où toutes les conditions techniques ne sont pas assurées, où il faut prendre parfois en charge les organisateurs, les épauler, les guider, les professionnaliser, je pense à certains bars en particulier.
Nous sommes cinq musiciens sur scène mais on est au total une équipe soudée de sept membres à part entière. A chacun selon ses compétences : Jean Michel Troccaz est plus en charge du booking et du démarchage, et Cyril Benhamou des relations avec la presse.

Avant qu'un tel travail ne devienne lucratif, cela prend du temps et cela relève de la passion et de beaucoup d’investissement bénévole.
En parlant avec des professionnels des musiques actuelles, comme l'AMI, on s'aperçoit que l'on manque cruellement de "managers". C'est un aspect du développement, négligé, sous-estimé jusqu'à présent. Notre époque favorise les co-productions, car beaucoup de musiciens ont été déçus par les contrats avec les maisons de disques. De plus, la technologie actuelle permet assez facilement l'auto-production.
De nos jours, les musiciens sont obligés d'avoir en charge leur dossier, de se responsabiliser davantage pour gérer leur "business" : ils ne peuvent plus se permettre de laisser cette partie à d'autres, à des intermédiaires : la communication est maîtrisée, de la conception à la distribution.

Il ne faudrait pas oublier Christian Lieu qui est un spécialiste du Pro tool edit : on peut de chez soi avec son Mac, mixer et arranger son album. C'est de la post production. Nous avons enregistré au studio Hyperion à Marseille, c'est-à-dire payé les frais soit 200 euros par jour mais le travail ensuite de mixage et montage s'est effectué à Paris.

namaste! cherche à évoluer dans l'univers de l'électro jazz. Il faudrait tenter d'expliquer un peu ce concept qui est encore tout nouveau. Quand on a envie d'exprimer ce que l'on ressent , on peut le faire avec un papier et un crayon, les outils traditionnels, sinon on utilise un sampler, un séquenceur pour programmer les sons dans le temps et des synthés pour générer des sons électriques à l'infini.
Cet univers musical est très ouvert aux sons, à la recherche des timbres, un des domaines qui restaitent les moins explorés en musique jusqu’à présent. Avant l'électronique, on était limité par les instruments ( aussi nombreux fussent-ils, percussions, vents... ) dans les orchestres symphoniques jusqu'au XIXème siècle.

La majeure partie de notre répertoire original a été composée de manière électro c'est-à-dire avec un ordinateur contenant séquenceurs, échantillonneurs, synthétiseurs virtuels, et même un studio multipistes.
L'électronique, au départ avec des bandes magnétiques, puis avec des ordinateurs numériques utilise des sons bruts pour faire de la musique : par exemple ce brouhaha de café, on peut le travailler, le ralentir, appliquer des effets, voir en plus grave le son obtenu, prendre des petits morceaux musicaux. Un son brut travaillé, agencé est alors composé et devient de la musique.

Ces morceaux composés sur ordinateur sont ensuite interprétés par des musiciens de jazz, qui rejouent dessus, improvisent, s'en inspirent. Sur les derniers concerts, les morceaux sont acoustiques, électro-acoustiques en fait, avec la basse électrique, le clavier Fender Rhodes, voire les effets de l'ordinateur. Le batteur qui drive les rythmes (et il a son importance dans cette musique) essaie d'imiter la machine.
Certains éléments des programmations initiales sont réintégrés aux morceaux d'abord en post-production puis en live.
La rencontre avc L.B Thomas permet l'expérience de platines conçues comme instruments, capable de recyclage, de fabriquer et de jouer des sons à partir d'autres sons. Elles sont utilisées dans namaste ! pour scratcher et mixer des textures synthétiques ou samplées à partir de sons bruts... et en aucun cas ne seront les maîtresses du beat comme dans certaines musiques actuelles, puisque le rythme est assuré par la batterie.
Le trompettiste Christophe Leloil se joint également à nous pour renforcer le relief des thèmes, nappes, riffs... avec ou sans effets puisque l'ingénieur-son a toute notre confiance pour interpréter notre musique, c'est le "passeur" qui mixe nos sons acoustiques et électroniques, y ajoute des effets parfois qui entraînent dans des rêveries ou obligent au contraire à réagir.
La Résidence à La Friche, outre la préparation de la carte blanche avec platines et trompettes pour le Cri du Port et le travail sur la vidéo (mixer en live plusieurs sources video en interaction avec la musique) permet d'entamer la pré-production d'un album à naître en 2005.

C'est plus qu'un échange entre l'électro et le jazz mais il s'agit vraiment d'un style à part entière, encore tout vert. On peut dire que l'électrojazz n'existe que depuis quatre, cinq ans. Evidemment on va nous dire que l'on refait du Herbie Hancock, mais il jouait de "l'electric jazz" il y a trente ans. La démarche consistait pour ces musiciens de jazz à utiliser et se mettre à l'électronique.

Avec les années 80, ce sont les musiques électro qui ont déferlé sur le marché, j'entends par là avec des machines uniquement : boîtes à rythmes, et platines surtout. C'est l'idée du sampling à partir de la platine, utilisée comme un instrument.
Dans la techno, le hip hop, les musiciens utilisent, piochent dans le répertoire jazz pour faire leur musique.
Un univers ni jazz ni électro avec des musiciens qui peuvent venir de ces différents horizons dans l'espoir de se rencontrer et de créer un nouveau style, un nouveau son. La démarche peut apparaître un peu ambitieuse, voire prétentieuse, mais elle est cohérente.

Les initiateurs ?
Dès 1999, avec The Dawn, ce disque rouge et noir sans machines, puis Bending New Corners, Eric Truffaz a introduit quelque chose de neuf, et dans ce cas de figure, l'homme imite la machine. C'est cela qui est nouveau.
Certains peuvent dire qu'il joue comme Miles Davis, mais la production d'ensemble n'a rien à voir avec les groupes du trompettiste ; j'ai entendu le même genre de critique pour Wise et leur album Electrology, mais attention aux écoutes superficielles où l'on retrouve des parfums des trente dernières années. Même sans une analyse musicologique poussée, les rythmiques, les sons, les formes, les harmonies sont nouveaux. Dans le groupe Wise, ils ne sont que trois à la base : un musicien aux machines, un au clavier, un trompettiste.

Justement en quoi la machine pourrait elle remplacer l'émotion que peut déclencher le batteur ?
Dans notre projet il ne s'agit pas du tout de cela, nous avons décidé de jouer avec un vrai batteur et un vrai bassiste, de préserver le côté organique, d'autant que nous sommes issus du milieu jazz, même si nous voulons nous familiariser avec l'électro.
Ceci dit, dans la jungle, on écoute des rythmes qui font plaisir à entendre, non jouables par un batteur. Ce ne sont pas des boîtes à rythme programmées très rapides, mais de vrais batteurs enregistrés dont on accélère les bandes, "des batteurs en boîte" en fait. Au départ demeurent le feeling, la diversité, les coups, les nuances, même si après ne on ne concerve q'une partie et qu'on la mette en boucle.
Je pourrais donner un très bon exemple en la personne de Philippe Garcia, homme de machines et aussi batteur de jazz. Il a joué dans le collectif MU, amonté Cosmic Connection, a travaillé avec Eric Truffaz et Laurent de Wilde.
Je l'ai vu aussi animer des soirées techno, avec un public composé aussi de "ravers" : là évidemment, il fait tous ses rythmes avec une machine. Ce n'est pas le même feeling mais l'improvisation existe, même si l'on passe par l'interface de la machine. En plus, il fait entendre ses propres sons enregistrés, et ainsi il touche des gens très opposés au jazz, qui le boudent.
Un maître de l'électro jazz capable de finesse et de liberté. Ainsi, il peut mélanger à son jeu des rythmes préprogrammés + son jeu enregistré en live qu'il rejoue par dessus. Ce qui demande une maîtrise réelle, et pour l'auditeur un beau résultat dans la transe.

Et les Troublemakers ?
Cyril a collaboré avec eux, il serait plus à même d'en parler.

Ils sont souvent qualifiés de groupe électro jazz mais je ne pense pas qu'ils se présenteraient ainsi, ils se revendiquent plus dans la soul. Et ils s'orientent dans une autre direction pour leur prochain album, avec des arrangements pour cordes qu'ils sont allés enregistrer avec l'orchestre symphonique de Sofia.
Pour en revenir aux influences, on peut citer Julien Lourau et son Groove gang dont l'album Citi boom boom avec de "vrais musiciens", un contrebassiste, un vibraphoniste (Norbert Lucarain) tentait de dépoussiérer les clichés du jazz, puis il a changé encore de direction avec l'arrivée de Jeff Charell et de ses machines sur Gambit...

Namaste, pourquoi ce nom ?
Il fallait un joli nom de groupe. C'est le bonjour népalais, le “bienvenue à toi l’étranger”, la part de divinité que chacun porte en soi... namaste ! est aussi une invitation libre au voyage au pays du jazz electro, mais pas trop !...

J'ai pensé à un copain de lycée en internat, avec lequel nous échangions des bouquins sur le bouddhisme, nous portions aussi des vestes en mouton et écoutions les Doors. Il est devenu guide de haute montagne, organise des trekks au Népal et continue à m'envoyer des messages qui commencent par namaste!
Le nom sonne bien... et de plus, par rapport à ce que j'avais envie de faire, cela me plaisait. Je travaillais dans le secteur des musiques du monde, mais quand j'étais à la fac, c'est le free qui me plaisait avec des musiciens comme Ornette Coleman. Je voulais aller dans cette direction. C'est peut-être un vieillissement rapide mais très vite, j’ai changé pour quelque chose de plus apaisant même si dans notre répertoire, certaines "violences" peuvent encore s'exprimer.
Ce qui continue à me séduire c'est l'état d'esprit, l'attitude, l'ouverture, la curiosité d'écoute les uns envers les autres, toute une façon d'aborder le geste musical... changer les règles...

L'évolution du groupe ?
namaste ! est en perpétuel devenir ... Parmi quelques pistes, nous aimerions multiplier les rencontres avec desmusiciens invités, jazzmen, electromen, rechercher des ambiances, flûte-sax-trompette... On a pu nous reprocher la juxtaposition du vibraphone et du Fender. Mais le vibraphone, instrument percussif, se rapproche du son cristallin du piano électrique. Cela fait comme une section, ou un miroir, dans lequel les deux instruments se répondent au même titre que sax et flûte dont les fréquences sont complémentaires.
En live, Cyril ne peut pas jouer du fender et de la flûte en même temps. Quand il joue de la flûte, le vibraphone devient alors le seul instrument harmonique. Mais en disque, on ne va pas se priver de les entendre en même temps. En studio grâce au re-re, autant en profiter !

Quand on entre en studio, les combinaisons sont très libres... dans la méthode, cela se rapproche du rock et musiques actuelles. Ce serait bien de rajouter des éléments électro en improvisant, pas trop axé sur les rythmes (on a ce qu'il faut), plutôt des textures synthétiques ou samplées, des voix, des extraits de films qui peuvent être inspirés par nos morceaux et ainsi les illustrer mieux. LB Thomas nous proposait des élements qui peuvent nous faire réagir.

D'ailleurs, Christian Lieu va intervenir dans des programmations plus expérimentales, dans le cadre de remix, d'autres déclinaisons de morceaux sous un angle plus électro : exagérer le côté informatique, hyper précis de la rythmique de l’électro, sur la batterie par exemple, replacer certains coups. Avoir une esthétique très cadrée et propre. Dans ces conditions, un son saturé et sale serait quand même "propre" quelque part, beau, organisé quand même. Tout est possible...

Discographie
Enregistré au Studio Hypérion à Marseille en novembre 2003, le premier opus (4 titres) de namaste !, a été réalisé en co-production par Interaction (association pour l’émergence, l’accompagnement, et la production de projets musicaux, crée en avril 2003 par Fred Pichot et Valérie Pouleau), et Seb Viguier, ingénieur du son et membre à part entière de namaste !

Le Cd de namaste ! est actuellement disponible à la FNAC Marseille, en vente sur les lieux de concerts et par correspondance auprès d’INTERACTION : Envoyez un chèque de 9 euros (8 + 1 de frais de port) et vos coordonnées à INTERACTION, 40 rue Estelle, 13006 Marseille.

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